« Est ce que vous avez déjà eu ce sentiment de vous sentir inutile dans cette spirale infernale qu’est la vie ? Que ce monde n’est pas conçu pour une personne aussi naïve et incapable comme vous ? Figurez vous que ce sentiment est tout simplement devenu un habitant permanent dans mon quotidien, mon caractère évasif et ma personnalité de looser éternel ne me facilitent point la tâche. En plus j’étais toujours le con du service le mec effacé toujours seul dans son coin, qui a peur même de son ombre et malgré le fait que mes parents soient des aristos cela ne m’a pas aidé à avoir des amis ou le peu que j’avais traînaient avec moi pour mon argent et je me laissais faire conscient que je n’aurais pas mieux surtout qu’on m’a collé l’étiquette du l’homo parce que je ressemblais à une fille avec mon air innocent, mon visage finement pale, mes grands yeux noisettes, mes cheveux mis long blond et mon corps frêle et fragile. Malgré cela j’étais pour mes parents le « model » du garçon aristo studieux et calme, toujours à dire oui sans broncher, je n’avais droit à discuter que pour parler de mes études ou l’argent que je prends de ce père que je ne vois presque jamais. Mais dans ce chao total j’avais un seul soutien et c’est ma mère, qui a toujours essayé de me comprendre, de me donner le meilleur d’elle-même malgré cela elle ne me connaît pas, loin de la et c’est un peu tard pour le faire maintenant parce que dans peu de temps je partirais loin de la maison familiale … il y a un mois j’ai décroché avec brio mon diplôme de baccalauréat et dans une semaine je partirai à ma nouvelle destination : la plus prestigieuse faculté de littérature à New York, je suis soulagé de me savoir loin et commencer une nouvelle vie mais cela me fait quand même peur de quitter la ville tranquille qu’est l’Arizona et débarquer « seul » à l’enceinte de la vie new yorkaise et puis je … »
- Eiyden tu viens une seconde ?
- Oui maman j’arrive.
Eiyden soupira une seconde, lâcha en contre cœur son journal intime en le cachant sous le matelas de son lit et se leva, nonchalant, pour aller rejoindre sa mère qui se trouve dans le bureau de son père. Il descendit les marches qui le séparait du bureau et pénétra dans la pièce.
-Tu veux quelque chose maman ?
-Oui assieds toi.
Eiyden prit place dans un des divans qui se trouvaient devant le bureau et la regarda avec un air interrogateur.
-Bon après grande réflexion, j’ai décidé que tu ailles t’installer dans notre villa de New York parce que c’est hors de question que tu t’installes dans un dortoir ou un endroit similaire et bien sur ton père est d’accord. Dit Madame Gravitz avec un grand sourire.
-Merci maman. Lui répondit Eiyden en lui rendant son sourire.
- Et la bas tu trouveras Magda qui s’occupe de la ville et bien sur t’auras deux cartes bancaires pour tes dépenses personnelles sans oublier le fait que je viendrais t’harceler de temps à autre. Reprit sa mère dans une grimace qui le fit rigoler.
-Même la bas tu vas m’harceler ?!! Enchaîna le jeune blond en rigolant et sa mère le suivit puis elle s’arrêta de rire pour le regarder tendrement et se leva, se mis à genoux devant lui et prendre ses mains dans les siennes et plonger ces yeux dans le regard noisette de son fils.
-Tu sais, tu vas vraiment me manquer. Lui dit sa mère avec une voix tremblante
-Toi aussi maman.
-Je compte sur toi pour réaliser ton rêve hein,
-Je le ferais.
Puis elle le prit dans ces bras et le bercer comme elle avait l’habitude de le faire. Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes puis Sofia se détacha de l’étreinte de son fils pour s’approcher d’un casier près du bureau et sortit un petit paquet et le tendit à son
blond. Ce dernier le prit en lui souriant.
-J’espère qu’il te plaira. Rigola sa mère en frottant ces mains nerveusement.
Eiyden le prit et commença à le défaire lentement. Ces yeux se remplirent de substances salées à la vue du contenu du cadeau : il y avait un collier en or blanc avec un petit pendentif qui présentait un livre, il l’ouvrit pour trouver une photo minuscule de lui et sa mère assises sur ces genoux dans leur salon lors de sa remise de diplôme, les deux souriaient sincèrement et à pleine dent.
-Je … merci maman … balbutia le blond émue de ce geste affective venant de sa mère.
Elle le prit encore une fois dans ces bras et lui murmurer des mots encourageants. Après ces moments de tendresse elle l’accompagnait pour faire ces valises et s’en dormir tôt puis qu’il parte le lendemain matin.
Après quelques heures de sommeil, Eiyden se réveilla avec une boule dans l’estomac. Il était heureux de partir certes mais anxieux aussi surtout que sa mère allait lui manquait déjà c’est la seule personne qui va lui manquer dans cette ville qu’il n’a jamais quitté depuis 19ans.
Après les adieux et le contrôle de papiers à l’aéroport, il prit place dans son siége et prit entre sa main son nouveau collier, des larmes lui remontèrent aux yeux en se rappelant et en répétant en tète les paroles de sa mère. « Eiyden rends moi fière de toi, comme je l’ai toujours été »
Il prit son journal intime qu’il a commencé la veille et se mit à écrire les pensées qu’il avait au plus profond de son être :
« Oui je ferai mon possible pour qu’elle soit fière de moi, oui je ferai mon possible pour ne pas être le looser que j’étais dans mon ancien lycée, oui je ferai mon possible pour réaliser mon vœu celui d’être un écrivain connu. Oui je partirai à la recherche d’un nouveau départ, une nouvelle voix, une nouvelle vie que je construirai moi-même, une vie qui sera meilleure, une vie que je forgerai tout seul… sans l’aide de personne. »
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Yukikami
mer 30 jui 2008 17:30