- Mm, d’accord, et ça consiste en quoi ce jeu ?
- Voyons voir … fit Eiyden en faisant mine de réfléchir. Et bien chacun de nous, dis un secret à l’autre, à tour de rôle. Ça te dit ?
- Oui pourquoi pas.
- D’accord, je commence. Dit Eiyden en se redressant légèrement. Je ne connais pas mon père.
- Comment ça ? demanda Aryam en fronçant les sourcils, intrigué par les paroles de son amant.
- Et bien, il passe tout son temps à voyager en prétextant vouloir assurer mon avenir et celui de ma petite sœur, mais en vérité, il ne nous connaît pas, il ne sait même pas ce qu’on aime ou pas, ce qu’on veut devenir par la suite. Il ne sait que ramasser de l’argent pour monter dans l’estime de la « haute société » que je déteste tant. Finit il tout en baissant la tète. Aryam lui embrassa le front et le serra contre lui. Il arrivait à sentir la détresse de celui qu’il aime, celui qu’il a jugé trop rapidement en se penchant sur son statut de bourgeois sans trop chercher à comprendre ce qu’il ressentait vraiment.
- Eiyden je te dois des excuses. Dit le brun, le plus jeune le regarda alors, ne comprenant pas le pourquoi de ces excuses. Aryam passa une main dans ces cheveux, nerveux, puis le regarda et dit, et bien, je t’ai jugé trop rapidement, je ne savais pas que toi aussi malgré ta fortune, tu pouvais souffrir comme nous tous. Mais au fait, la haine que j’ai contre les riches est due à ceux qui ont ruiné mes parents. On avait une maison dans la compagne, une autre dans cette ville ainsi que des centaines de hectare de champs de blés et on vivait heureux tous les quatre. Un léger sourire à la fois triste et amer vint se dessiner sur sa bouche, puis soudainement son regard s’assombrit en continuant de parler. Mais un jour un investigateur est venu à mon père lui disant que sous le champs de blés y’ a du pétrole et que c’est impérative de creuser. Il lui a promis une somme d’argent bien élevé mais il lui a donné le quart lui promettant de lui donner le reste une fois le pétrole trouvé mais … y ‘avait rien sous la terre. Ils nous en bousillé le champs ainsi que tout les hectare de fruits et de légumes et bien sur ils ne nous ont pas donné le reste de l’argent. Ils se sont comme volatilisés le jour au lendemain. Mon père a déposé une plainte qui n’a pas eu de suite vu que ces personnes avaient du pouvoir dans le pays. J’ai quitté l’école et j’ai du travailler pour convenir au besoin de ma famille, mon père est tombé malade suite à sa dépression et il murut suivit de ma mère qui n’a pas pu supporter le décès de mon père. Après cela, ma grand-mère est venue nous emmener en ville moi et ma sœur. J’ai continué à bosser et à accumuler des petits jobs. J’ai beaucoup économisé pour m’acheter le club qui était un entrepôt désinfecté, Aryam rigola et Eiyden l’imita. Et puis je l’ai emménagé pour qu’il soit ce qu’il est maintenant. Le brun sourit finalement à son blond qui avait le cœur lourd à l’écoute du passé tragique de sa famille. Comment arrive t-on à détruire toute une famille pour l’argent ? Eiyden n’arrive pas encore à comprendre. C’est pour ça, j’ai réagit de cette façon … infecte avec toi, j’ai toujours horreur de ces bourgeois, j’ai toujours peur qu’on vienne me prendre ce que j’ai pu faire tout au long de ces années.
- Personne ne viendra te prendre quoi que ce soit.
- Tu me protégeras ? lui demanda Aryam, amusé, de l’ironie dans sa voix.
- Oui, je ferais tout pour que rien ne t’arrive. Aryam se contenta de l’embrasser doucement. Mais dis moi ! tu m’as dis que vous avez deux maisons, une à la compagne et une autre en ville. Elle se trouve où la deuxième ?
Aryam lui sourit et le serra fort contre lui.
- Tu y es.
Eiyden le regarda bizarrement.
- Quoi, je n’ai pas compris.
- Cette maison en ruine. C’est notre deuxième maison. Elle a prit feu quand mon père a posé une plainte contre l’investigateur mais bien sur … aucune enquête concernant l’incendie n’a vu le jour. Depuis ce jour, je viens régulièrement passer du temps ici. C’est le seul lien qui me lie avec mes parents, je sens leur présence dans tout les coins de la maison, tu trouveras ça bizarre mais parfois je me mets à leur parler et je sens qu’ils m’écoutent et qu’ils m’épaulent … l’autre maison à été confisqué par l’état pour des impôt non payé, un autre canular.
Eiyden resta silencieux ne trouvant pas vraiment quoi dire. « Je suis désolé » c’est sûrement très banal face à la détresse de son amour et de ce qui a pu vivre. Il se contenta de le serrer contre lui et caressé tendrement ces cheveux. Ils restèrent ainsi pendant un petit moment lors qu’Aryam se met à rire et dit sur un ton de moquerie.
- Tu es le seul que j’ai emmené ici. Tu sais ce que cela veut dire ?
Eiyden fit un signe négatif de la tète.
- Ca veut dire, que tu comptes énormément pour moi et que je t’aime vraiment.
- Je sais. Dit Eiyden en rougissant. Aryam émit un petit rire et mit la tignasse blonde en bataille.
- Alors ? c’est ton tour de me dire un autre secret.
Eiyden le regarda alors, c’était évident pour le jeune blond, il veut à tout prix se confesser à celui qu’il aime, lui dire le plus profond de sa pensée, de ces envies et de ces désirs. Il fixa l’homme qu’il aime qu’il imita et puis baissa la tète.
- Je veux … je veux devenir écrivain. C’est mon rêve depuis tout petit.
- Je sais … et tu y arriveras. Lui répondit le brun en lui faisant un sourire rassurant.
- Co …comment ça tu le sais ? je ne l’ai jamais dis à personne.
- C’est vrai, mais je me rappelle le jour où tu m’as tenu tète concernant la poésie et l’art de l’écriture en général. Tu avais l’air sur de toi et de tes convictions. J’ai tout de suite deviné que tu voulais aller plus loin dans ce domaine et je sais que t’y arriveras.
- Tu crois ?
- J’en suis sur.
Eiyden baissa la tète et regarda un point imaginaire dans la pièce puis, rapporta son regard noisette sur la paire de yeux bleu qui le fixent avec tant d’amour.
- Aryam, je veux te montrer quelque chose.
- Tout ce que tu veux.
Le jeune blond se leva alors, attrapa son sac à dos et fouilla à l’intérieur pour faire sortir une sorte d’agenda. Il retourna prendre sa place entre les cuisses de son brun, son dos coller à son torse puissant tout en tenant le petit cahier fermement dans ses mains. Il regarda Aryam qui lui souriait. Son regard se baissa sur son agenda puis décidé, il le donna au brun qui l’a prit sans dire un mot. Son regard se focalisait sur la couverture qui représentait de différents dessins, et symboles complexes.
- C’est … un cahier où je note tout, mes pensées, mes désirs parfois je raconte ma journée en insistant sur ce que j’ai sentis sur un fait… bref c’est comme un journal intime mais en plus profond je crois.
Aryam fit un oui de la tète et ouvrit une page où il apercevait un poème. Il le lit en entier puis tourne la page suivit ainsi de suite. Il regarda l’ensemble sans trop se pencher sur une page puis soudainement un poème suivit d’un texte surtout la date retiennent son intention. Il se met à lire. Il a tout de suite su quand Eiyden l’a écrit.
I see your eyes
Blue and wide open
Take your time
my divine creature
My arms will provide
undivided attention
Sleep, man sleep
rest your eyes
until the sun comes up
and you'll awake
to light, everyone’s day
up again
Rest your head
in my lap, honey
The day I wept
is when I’ll have you my love
Sleep, man sleep
rest your eyes
until the sun comes up
and you'll awake
to light everyone’s day
up again
Eiyden le regarda stressé comme jamais. C’est la première fois que quelqu’un à part lui-même, n’a vu ces textes, ces poèmes, le plus profond de ces pensées et l’avis de son homme compte réellement pour lui. Il suivait de ces yeux, le regard de son amant qui parcourait les lignes en fronçant parfois les sourcils ou souriant légèrement. Finalement Aryam releva la tète et le regarda d’une façon indéchiffrable.
- Tu ne dis rien. Dit Eiyden en rompant le silence qui s’est installé entre les deux amants. Le brun ferma alors l’agenda et s’approcha de la bouche de son amant pour lui voler un baiser tendre et doux. Puis il releva la tète et le fixa avec ces yeux bleu transparent que le blond adore contempler.
- Tu es vraiment doué mon cœur. Tu arriveras à réaliser ton rêve et je veillerai à ce que ça arrive.
Hein ? Comment ça il veillerai à ce que cela arrive ? Cela veut dire qu’il veut encore rester avec lui ? Il ne s’est pas encore ennuyé en sa compagnie, lui qui se trouve inintéressant et sans une importance ! Malgré ces questions inutiles, le jeune blond était réellement content des paroles de son amour, il se nicha alors contre son cou tout en déposant des petits baisers en murmurant des mercis à peine audibles. Les deux amants ne disent plus rien, mais le silence qui s’est installé était tout sauf pesant, bien au contraire. Puis Aryam rigola légèrement en serrant sa main dans celle de son amant.
- Puisque ça ressemble à une soirée confession, alors je te dis un truc.
- Mm ? quoi ?
- Et bien, je me suis rappelé de toi quand je t’ai vu dans le club la première fois. Tu m’as percuté alors que je me dirigeais à mon club. Eiyden releva légèrement son visage et sourit. Tu courais très vite et tu m’as percuté. Je voulais te crier dessus mais je n’arrivais pas à parler à la vue de ton visage à la fois doux et anxieux et puis ton regard s’est mit à m’inspecter de la tète au pied. Aryam rigola sous le rougissement du plus jeune. Je voulais te demander si tu voulais entrer à l’intérieur, histoire de voir si tu allais bien mais tu es partie aussi vite que tu es arrivée. Je suis resté planté sur place. Je n’ai jamais pensé que je te verrai la même semaine avec ma sœur.
- Oui c’est vrai que c’est bizarre d’avoir connu ta sœur.
- C’est juste le destin.
- …
- je te dis autre chose aussi ?
- oui ?
- le jour où je suis venu m’excuser, je t’ai entendu dans la douche.
Eiyden écarquilla les yeux, mordillât sa lèvre, rouge de honte. Aryam rigola en embrassant sa joue.
- Ne sois pas embarrassé, je me suis retenu pour ne pas venir te rejoindre.
- Pervers !
- Et fière de l’être.
Les deux amoureux partirent dans un fou rire puis le plus jeune se blottit contre le torse de son amant et ferma les yeux, le sourire aux lèvres. Aryam se met à lui caresser sa chevelure blonde lors qu’il le sentit, tendu, sa respiration est devenu régulière. Il se pencha légèrement et le vit dormir à poignets fermés. Il sourit en fixant ses traits innocents et endormis. Il lui embrassa le front et puis repris de sa main libre, l’agenda et continua à lire. Au bout de quelques pages, il releva ces yeux bleu et fit un petit sourire : une idée lui effleura la tète.
Paroles : The Gathering : Morphia's Waltz
Le jeu qu'Eiyden a
proposé à Aryam n'était pas un truc pervers héhé je vous ai
eu
je suis fière de moi
allé pour me faire pardonner demain je
posterai deux chap' ...




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