"Light ... Cover Me" est un OS en 3 parties, je vais poster deux parties et demain je poseterai la 3éme et dernière partie. Cette mini histoire traite un sujet qui me tienne vraiment à coeur; j'espère que ça va vous plaire ^^

Des larmes, des sanglots, des cris retentissent dans cette pièce où j’ai pris l’habitude de venir depuis 3 mois. Je suis incapable de bouger, ou de faire un geste quelconque. Je reste figé comme paralysé aucun mot ne sort de ma bouche. Si il y avait pas des larmes sur mes joues je dirais bien que la mort m’a emporté. Je sens, j’écoute des personnes autour de moi parler, s’agiter, éloignant cette personne qui cri et se débattit essayant de la calmer mais en vain et moi je reste là incapable oui incapable devant un tel désespoir. Soudainement je sors de la pièce en tremblant, les cris ne cessent point. Je n’arrive plus à les supporter, je mets mes mains sur mes oreilles pour ne plus les écouter. Plus écouter ces cris de douleur de mélancolie nécrotique. Mes pas me conduisent vers les escaliers que je descends lentement. Des personnes m’appellent mais je ne peux pas me retourner, non je ne peux pas revoir et revivre ce que je viens de vivre à l’instant. J’ignore ces voix qui répètent sans cesse mon nom et je quitte cet établissent où je viens de passer plus qu’un an mais je sais, je sais pertinemment que je ne mettrais plus les pieds là bas. J’en suis incapable oui incapable. A l’extérieur je me retourne et regarde les fenêtres de l’établissement puis mon regard se fige encore une fois sur une fenêtre en particulier où les rideaux sont fermés, ce matin encore ils étaient ouverts et là je me rends compte qu’il est parti … il est parti loin, très loin et je n’ai rien pu faire pour empêcher cela parce que je ne suis qu’une incapable. Je mets ma main sur ma bouche et recommence à pleurer comme une gamine, je tombe par terre ne quittant pas les yeux cette fenêtre et je continue à pleurer. Une main chaude vint se poser sur mon épaule et me serrer fort contre un corps chaleureux et en sueur. Je tourne enfin mon regard embrumé et perdu pour le voir. Il m’essuie mes larmes en me berçant comme une enfant me chuchotant des « je suis désolé » je m’accroche à lui, j’engouffre ma tète dans son cou et je cris, je tape sur son torse, le poussant en hurlant. Il me regarde en pleurant essayant de me calmer mais je continu de hurler des « pourquoi » dont je n’aurais jamais la réponse. Je me calme petit à petit et reprend une respiration régulière. Lui, il continu de me serrer fort contre lui. Je me détache lentement de son étreinte et le regarde dans les yeux. Je crois que je viens de vivre le pire jour de toute mon existence. Non au fait, je ne crois pas, je suis certaine que c’est le pire jour de la vie de docteur Chandra Hankin…
3 Mois plus tôt.
- Chandra, dépêches toi !
- Oh mais je sors maintenant arrêtes de hurler comme ça !
- Mais ! sois un peu à ma place ! j’ai toute une équipe à diriger si je ne serais pas dans mon bureau ils vont mettre le bordel !
- Je te rappelle que moi aussi j’ai un boulot et je sauve des vies. Dis je en sortant de la salle de bain, énervé, en essayant de mettre mes boucles d’oreille.
- Oui bon c’est la mienne qui va se mettre en péril si j’arrive en retard au bureau et ne m’attends pas hein prends un taxi.
- Sam, tu m’énerves !
- Ça tombe bien parce que c’est réciproque. Me répondit-il en claquant la porte de la salle de bain devant ma figure.
Je mets rapidement mes chaussures mon manteau prends ma manette et je quitte l’appartement en protestant contre mon mari. Une colère noire m’habite. Je devais sortir de l’appart sinon je sais, je pourrais facilement le tuer tellement il m’énerve.
J’arrive en bas de l’immeuble et je me mets à chercher un taxi que je trouve 10 minutes plus tard. Je monte rapidement à l’intérieur, donne l’adresse au chauffeur et m’installe nerveusement dans mon siège et me mets à réfléchir et surtout me demander ce que je fous ici.
Il y a deux ans de cela, mon mari Samuel Hankin, a signé un contrat avec une société d’export japonaise sans me l’avoir dit. Un mois avant son voyage, il est venu me le dire me demandant de partir avec lui. Ça m’a énervé, non au fait ça m’a mit hors de moi. Je suis sa femme il est supposé prendre mon avis sur une chose aussi importante mais bien sur j’ai cédé comme d’habitude et je suis partie avec lui. J’ai à peine eu le temps de demander un transfert dans un hôpital dans la ville de Tokyo, par chance ou mal chance, je ne sais pas, ma requête a eu une réponse rapide vu mon CV chargé et mes qualifications et me voilà docteur dans l’hôpital de Docteur Hayame un vieil homme qui m’a recueillie chaleureusement comme tout le personnel d’ailleurs. Tout se déroule bien certes seulement, il y a un hic de taille : mon couple est entrain de périr sans que je saches pourquoi. Manque de communication certes vu que quand je rentre à la maison, mon mari travaille encore et vis versa et les rares fois où on se voit, on part dans des disputes futiles dont j’ignore la raison, comme celle de ce matin par exemple et encore, cela dure depuis 2ans.
Je regarde la ville qui s’offre à moi via la vitre de ma fenêtre. Je bouge dans mon siège nerveusement tout en regardant ma montre qui m’indique 8h. Je souffle bruyamment et demande au chauffeur si on est encore loin de l’hôpital. Il me dit un léger non de la tète sans se tourner et continue sa course entre l’agitation d’autres voitures. Je commence à m’impatienter, je passe ma main dans mes cheveux et souffle pour la énième fois. La voiture commence à ralentir lors qu’on entre dans le parking de l’hôpital. Je sors du taxi rapidement, je lui donne un billet et lui demande de garder la monnaie. Ma manette dans une main, mon manteau dans l’autre, je pénètre dans le grand bâtiment. Je regarde autour de moi, il y a plusieurs personnes qui attendent dans la grande salle blanche, trop blanche, trop propre, d’autres demandent des renseignements à la réception. Je me dirige presque en courant vers l’ascenseur et l’attrape de justesse. Je regarde toujours ma montre en se dirigeant vers mon bureau. Une fois à l’intérieur, je me débarrasse de ma veste et mets mon tablier blanc lors qu’on tapa à la porte.
- Bonjour docteur Hankin
- Oui bonjour Taki. y’a quelque chose ?
- Oui, le patient de la chambre 225, a eu un malaise hier. Il vous réclame.
Je soupir et lui demande son dossier tout en quittant mon bureau et se dirige à la chambre du patient. Taki, l’infirmière, me suit.
- Bonjour Mr Tokomashi. Alors comment vous sentez vous aujourd’hui ?
- Je me sens mal docteur, j’ai mal au dos et j’ai des vertiges. Qu’est ce que j’ai docteur ?
- Oh mais c’est normal Mr, vous avez subi une opération délicate il y a deux jours, vous aurez besoin de temps pour vous rétablir. Dis je tout en l’examinant. Tout va bien Mr, ne vous inquiétez pas.
Je souris à Mr Tokomashi pour le rassurer et il me rendit mon sourire.
Je quitte rapidement la chambre du patient tout en donnant des instructions à Taki si jamais il aura des malaises ou quelque chose dans le genre. Rapidement je rencontre le directeur de l’établissement, il vint me taper sur le dos, je retourne et vois son sourire chaleureux.
- Oh bonjour Dr Hayame.
- Bonjour Dr. Vous avez une seconde à m’accorder ?
- Euh oui. Je commence ma visite dans une demi heure.
- Très bien, suivez moi.
Je pénètre dans le grand bureau de Dr Hayame, il me demande de m’asseoir dans le grand fauteuil et m’imita. Il me regarda un instant. J’en fis pareil, un peu intrigué par ce qu’il va me dire. Il se lança enfin.
- Dr vous travaillez dans mon hôpital depuis un an maintenant. Je dois vous dire qu’au début l’idée d’intégrer une étrangère, ne m’a pas vraiment plus mais quand j’ai vu votre dossier je me suis dis que c’était impératif de vous donner une chance et je ne suis point déçu.
- Je vous remercie Dr mais je ne fais que mon travail.
- Non c’est moi qui vous remercie. Vous êtes travailleuse, et cela depuis votre arrivée donc je m’autorise aujourd’hui à vous demander un service. Dit Dr Hayame un peu mal à l’aise.
- Et bien je serais contente de vous rendre service si j’en suis capable.
- Oui enfin voila … mon fils, le cadet, Ryu est m …malade et je voudrais bien que vous vous en occupiez.
- Oui bien sur. Qu’est ce qu’il a exactement ?
Dr Hayame, se lève alors, se dirige vers son bureau et revient vers moi avec un dossier entre les mains. Il me le tendit en tremblant. Je le regarde un instant et puis ouvrit le dossier pour voir les informations concernant le cas de son fils. Je parcours les lignes où ces cordonnées ainsi que d’autres informations sont cités et puis j’arrive à sa maladie et là je me bloque sur ce petit mot. C’est certes un petit mot mais quel mot … un mot infecte que je voulais ne jamais le voir défiler sous mes yeux. Je lèves mes yeux et regarde cet homme devant moi qui tortille les mains, son visage est tout simplement triste.
- Je suis vraiment désolée Dr, je ne savais pas.
- … vous … vous êtes d’accord pour le prendre sous vos soins ?
Je reste un moment sidéré, en relisant encore et encore son dossier.
- Dr, pourrais-je savoir pourquoi vous me confiez votre fils à moi ? cela m’honore sûrement mais je suis nouvelle dans votre établissement et il y a d’autres docteurs encore plus qualifiés que moi.
- Vous êtes entrain de douter de vos capacités ?
- Non absolument pas c’est juste que…
- Oui ?
Je baisse la tète et me tait. Que dire ? Je refuse de prendre encharge le cas de son fils parce qu’il a une maladie incurable crainte de tous ?
- Ecoutez Dr Hankin, si je vous demande de le prendre en charge c’est que j’ai réellement confiance en vous et puis … vous et mon fils vous vous ressemblez.
Je le regarde alors, avec un air interrogateur. Il me regarde à son tour et sourit tristement.
- Vous êtes tous les deux gentils et vous aimez aider les autres et j’ai vu comment vous vous conduisez avec vos patients. Ryu a besoin d’un docteur comme vous.
Je baisse ma tète encore une fois en me focalisant sur le dossier qui repose sur mes genoux. Dr Hayame se lève alors.
- Je comprends que vous refusiez, ce n’est pas gra …
- Non j’accepte et je ferais mon possible pour lui.
- Merci beaucoup docteur. Me répondit le vieil homme en venant me serrer la main. Je quitte aussitôt son bureau pour me diriger au mien le dossier dans les mains déterminé à aider ce jeune homme … enfin si je le peux.
Je pénètre dans le dernier étage, peu de personnes s’y trouvent et cela me change des brouhahas des autres étages. Une infirmière portant un bandeau sur la bouche me regarde me questionnant des yeux. Je lui souris et me dirige vers la chambre de mon patient, la chambre 450, la dernière chambre d’un long couloir. Je respire profondément et j’entre. Je le vois allongé sur son lit en regardant la fenêtre fermée. Il se retourne et me sourit.
- Bonjour, je suis docteur Hankin, vous êtes Ryu c’est bien cela ?
- Oui, c’est bien cela, enchanté docteur.
Je ne dis rien et vint fouiller dans le dossier accroché à son lit. Je parcours les lignes lors que je sentis une paire de yeux noirs me dévisagé. Je monte lentement mes yeux vers les siens, curieux et je vois un petit sourire sur ces lèvres pâles.
- Docteur, pouvez vous ouvrir les rideaux s’il vous plaie ? je n’aime pas rester dans l’obscurité.
Je lui souris et tira sur les rideaux. La lumière se propagea rapidement dans la chambre. Je me retourne et le vois, les yeux fermés, un sourire sur les lèvres savourant les caresses du soleil sur son visage, un visage beau très beau fin et légèrement rond, mais tellement fatigué et pale.
- Merci. Me dit-il sans ouvrir les yeux.
Je baisse les miens et inspecta encore une fois son dossier comme si j’allais trouver un changement quelconque la dedans, mais la vérité c’est que je me sens mal à l’aise et je ne sais pas trop quoi faire ah oui ! L’examiner. Je m’approche de lui, fit sortir mon stéthoscope et lui demanda de faire monter sa blouse. Il ouvre enfin ces yeux cernés me sourit et s’exécute. Je l’examine pendant un petit moment et lui n’arrêtes pas de me dévisager toujours son sourire sur les lèvres. Une fois mon examen finit, je lui demande de se couvrir et commence à inscrire les résultats sur son dossier. Je lui fait un petit sourire et m’apprête à quitter sa chambre lors qu’il m’arrête en me tenant par la main. Je lève mes yeux vers lui et revois son sourire et une paire de yeux d’une couleur très noire me regarder.
- Vous êtes très belle Dr.
- M … merci. Dis-je en me détachant gentiment de sa main mais il la serre contre la sienne et m’oblige à le regarder ce que je fis.
- Mais vous êtes triste aussi … on dit que nos yeux sont les miroirs de nos âmes et dans les votre il y a une lueur triste. souriez la vie est belle.
Je ne réponds rien, me contente de baisser les yeux et les remonter rapidement. Je lui souris faiblement
- Euh, l’infirmière viendra vous faire quelques tests, j’en aurais besoin. Bonne journée. Sur ce je quitte rapidement la chambre, demande à une infirmière de lui faire les tests et quitte le dernier étage en courant presque.
Une fois arrivée dans mon bureau, je m’assois sur un fauteuil mets ma tète sur le dossier après avoir défit mon chignon. Je respire rapidement et je soupir. Je ne sais pas ce que je vais faire avec ce patient. J’ai peur pour une raison que j’ignore, en plus il m’intrigue réellement. Je passe des journées entières avec des personnes qui me connaissent depuis plus qu’un an et ils ne sont pas arrivés à voir ce que ce jeune homme a pu voir dans moins d’un quart d’heure. Je commence à stresser et me remémore son sourire rassurant. Il semble heureux malgré sa maladie …
Je me lève après avoir repris mes esprits, quitte mon bureau et pars faire mon job : sauver des vies.
Je rentre à l’appartement, fatiguée, exténué mais pas triste même si j’ai perdu deux patients. Au fait à force de voir des gens mourir sous mes yeux, je commence à m’y habituer, non je ne suis pas insensible mais mon travail m’oblige à l’être et en cas contraire, c’est la dépression garantie. Je dépose mon manteau sur le porte manteau, enlève mes chaussures et me dirige vers le salon où je trouve mon mari étalé sur le canapé, une assiettes vide sur la table basse regardant la télé. Je lui dit un petit salut et m’assoie près de lui.
- Dure journée ?
- Bof, comme d’habitude, je soigne des gens et d’autres meurent sur ma table d’opération.
- Je suis désolé.
Je ne réponds rien et m’engouffre dans mon siège et regarde mon mari qui m’imita un petit sourire les lèvres.
- Je suis désolé pour ce matin.
- C’est oublié. Mais demain tu me ramènes à l’hôpital, je veux plus prendre de taxi.
- A vos ordres madame. Me répondit Sam en déposant un baiser sur ma bouche, je lui souris et puis m’approche un peu et pose ma tète sur son torse écoutant ces battements de cœur régulier. Sa main vint rapidement caresser mes cheveux, ça m’apaise. Je ferme les yeux et soupire.
- J’ai un nouveau patient.
- Mm ?
- le fis de mon patron.
- Oh… qu’est ce qu’il a ?
- …
Je soupire encore une fois et mets ma main sur son torse, le caressant doucement.
- Il est atteint de Sida.
Je sens la main de Samuel se crispé dans mes cheveux mais il ne dit rien. Je finis par m’en dormir, des idées pleines, la tète, pensant que demain est un autre jour … meilleur.
[…]
L’ascenseur met du temps pour arriver et ça m’agace. Je finis par prendre les escaliers pour me rendre au dernier étage là où se trouve mon patient le plus souriant de tout Ryu Hayame. J’arrive essoufflé devant sa porte, je frappe sur celle-ci et entre. Il se trouve sur le lit regardant par la fenêtre, chose qu’il fait à la longueur de journée depuis un mois déjà. Je viens lui rendre visite et lui faire des tests tout les jours, et je ne sais pas mais quand j’entre dans sa chambre je me sens comme apaisé c’est bizarre.
- Bonjour Ryu vous allez bien aujourd’hui ?
- Oui ça va mais tutoyez moi Dr après tout je n’ai que 23 ans.
Je luis souris et vint visionner son dossier. Il se retourne alors vers moi et me regarde je fis de même et je remarque rapidement qu’il est un peu mal à l’aise.
- Dr … est ce que je peux vous demandez quelque chose ?
- Oui bien sur.
- Euh …
- Toc Toc ! je suis là !
Je me retourne et voit un jeune homme très beau, le sourire montrant toutes ces dents, un petit sac dans ces mains. Il me regarde à son tour et pénètre dans la chambre.
- Jeune homme c’est interdit de en …
Je n’ai pas pu terminer ma phrase. Le jeune homme qui vient d’entrer se dirige rapidement vers Ryu et l’embrasse fougueusement sur la bouche.
- Tu m’as manqué mon cœur.
- Tu n’es pas le seul Brad.
Je reste un moment sidéré. Je ne suis pas choqué de voir un couple homosexuel non loin de la, je ne suis point homophobe mais je dois dire que je suis quand même surprise de découvrir que Ruy est finalement gay et il ne me l’a pas dit, enfin ! Je ne vois pas pourquoi il me le dira! On est pas ami non plus, c’est mon patient et je suis son docteur ça s’arrête là.
- Dr ?
- Oh Oui Ryu ?
- Je suis désolé de ne vous avoir pas dit plus tôt que mon copain allait venir me rendre visite.
- Ryu, vous savez que les visites n’ont pas encore commencé.
- C’est ton doc ? lui demanda son copain
- Oui … euh Dr, Brad travaille toute la journée et il ne peut me voir que tard dans la soirée ou bien très tôt dans la matinée. S’il vous plais Dr laissez le avec moi.
Je le regarde alors, une lueur triste et suppliante dans ces yeux et ça me fond le cœur. Je finis par lui sourire et accepter. Son copain s’approche alors de lui et saute sur sa bouche. Ryu le pousse légèrement en lui faisant signe le rappelant ma présence.
- Bon je vous fais mes examens quotidiens et je vous laisse tranquilles.
- Vous êtes américaine ? me demanda son copain qui vint s’assoire près de Ryu sur le lit, sa main dans la sienne tandis que je fais les test au japonais.
- Non je suis anglaise.
- Ah ça me fait plaisir de retrouver des personnes qui parle ma langue. Oh je suis bête, excusez moi, je suis Brad Lintom le petit ami de Ryu.
- Chandra Hankin, enchantée. Dis je en serrant sa main tendu.
- Il … il va bien Dr ?
- Oh ne vous inquiétez pas, il va bien.
- C’est ce que je lui dis tout le temps. Mais il stresse comme pas possible, Répondit Ryu en serrant la main de son copain, ce dernier lui envoya un sourire doux.
Je finis rapidement mon examen, voulant les laisser seuls pendant un moment. Je note rapidement mes remarques dans le dossier et les regarde du coin de yeux. Il se sourient, Ryu posa sa main sur la joue de son compagnon et se dernier mit sa main sur la sienne. Ils semblent amoureux et heureux d’être ensemble. Je me retire doucement les laissant seuls. En descendant les escaliers je me mets à réfléchir à l’état de Ryu. Sa maladie est grave et incurable et on le sait qu’il peut disparaître le jour au lendemain mais lui, continue de sourire chaleureusement, de s’asseoir devant la fenêtre et contempler le ciel. Et son copain ? Il est éteint lui aussi ? Je voudrais tellement l’aider mais … je n’ai pas les moyens. Sur ce je pénètre dans la chambre d’un autre patient, une boule dans la gorge.

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