Accueil Date de création : 03/05/08 Dernière mise à jour : 17/09/09 20:22 / 89 articles publiés

OS

Light ... Cover Me_ 1ére partie  (OS) posté le dimanche 07 décembre 2008 18:41

"Light ... Cover Me" est un OS en 3 parties, je vais poster deux parties et demain je poseterai la 3éme et dernière partie. Cette mini histoire traite un sujet qui me tienne vraiment à coeur; j'espère que ça va vous plaire ^^

 


 

 

Des larmes, des sanglots, des cris retentissent dans cette pièce où j’ai pris l’habitude de venir depuis 3 mois. Je suis incapable de bouger, ou de faire un geste quelconque. Je reste figé comme paralysé aucun mot ne sort de ma bouche. Si il y avait pas des larmes sur mes joues je dirais bien que la mort m’a emporté. Je sens, j’écoute des personnes autour de moi parler, s’agiter, éloignant cette personne qui cri et se débattit essayant de la calmer mais en vain et moi je reste là incapable oui incapable devant un tel désespoir. Soudainement je sors de la pièce en tremblant, les cris ne cessent point. Je n’arrive plus à les supporter, je mets mes mains sur mes oreilles pour ne plus les écouter. Plus écouter ces cris de douleur de mélancolie nécrotique. Mes pas me conduisent vers les escaliers que je descends lentement. Des personnes m’appellent mais je ne peux pas me retourner, non je ne peux pas revoir et revivre ce que je viens de vivre à l’instant. J’ignore ces voix qui répètent sans cesse mon nom et je quitte cet établissent où je viens de passer plus qu’un an mais je sais, je sais pertinemment que je ne mettrais plus les pieds là bas. J’en suis incapable oui incapable. A l’extérieur je me retourne et regarde les fenêtres de l’établissement puis mon regard se fige encore une fois sur une fenêtre en particulier où les rideaux sont fermés, ce matin encore ils étaient ouverts et là je me rends compte qu’il est parti … il est parti loin, très loin et je n’ai rien pu faire pour empêcher cela parce que je ne suis qu’une incapable. Je mets ma main sur ma bouche et recommence à pleurer comme une gamine, je tombe par terre ne quittant pas les yeux cette fenêtre et je continue à pleurer. Une main chaude vint se poser sur mon épaule et me serrer fort contre un corps chaleureux et en sueur. Je tourne enfin mon regard embrumé et perdu pour le voir. Il m’essuie mes larmes en me berçant comme une enfant me chuchotant des «  je suis désolé » je m’accroche à lui, j’engouffre ma tète dans son cou et je cris, je tape sur son torse, le poussant en hurlant. Il me regarde en pleurant essayant de me calmer mais je continu de hurler des « pourquoi » dont je n’aurais jamais la réponse. Je me calme petit à petit et reprend une respiration régulière. Lui, il continu de me serrer fort contre lui. Je me détache lentement de son étreinte et le regarde dans les yeux. Je crois que je viens de vivre le pire jour de toute mon existence. Non au fait, je ne crois pas, je suis certaine que c’est le pire jour de la vie de docteur Chandra Hankin…

 

3 Mois plus tôt.

 

-         Chandra, dépêches toi !

-         Oh mais je sors maintenant arrêtes de hurler comme ça !

-         Mais ! sois un peu à ma place ! j’ai toute une équipe à diriger si je ne serais pas dans mon bureau ils vont mettre le bordel !

-         Je te rappelle que moi aussi j’ai un boulot et je sauve des vies. Dis je en sortant de la salle de bain, énervé, en essayant de mettre mes boucles d’oreille.

-         Oui bon c’est la mienne qui va se mettre en péril si j’arrive en retard au bureau et ne m’attends pas hein prends un taxi.

-         Sam, tu m’énerves !

-         Ça tombe bien parce que c’est réciproque. Me répondit-il en claquant la porte de la salle de bain devant ma figure.

Je mets rapidement mes chaussures mon manteau prends ma manette et je quitte l’appartement en protestant contre mon mari. Une colère noire m’habite. Je devais sortir de l’appart sinon je sais, je pourrais facilement le tuer tellement il m’énerve.

J’arrive en bas de l’immeuble et je me mets à chercher un taxi que je trouve 10 minutes plus tard. Je monte rapidement à l’intérieur, donne l’adresse au chauffeur et m’installe nerveusement dans mon siège et me mets à réfléchir et surtout me demander ce que je fous ici.

Il y a deux ans de cela, mon mari Samuel Hankin, a signé un contrat avec une société d’export japonaise sans me l’avoir dit. Un mois avant son voyage, il est venu me le dire me demandant de partir avec lui. Ça m’a énervé, non au fait ça m’a mit hors de moi. Je suis sa femme il est supposé prendre mon avis sur une chose aussi importante mais bien sur j’ai cédé comme d’habitude et je suis partie avec lui. J’ai à peine eu le temps de demander un transfert dans un hôpital dans la ville de Tokyo, par chance ou mal chance, je ne sais pas, ma requête a eu une réponse rapide vu mon CV chargé et mes qualifications et me voilà docteur dans l’hôpital de Docteur Hayame un vieil homme qui m’a recueillie chaleureusement comme tout le personnel d’ailleurs. Tout se déroule bien certes seulement, il y a un hic de taille : mon couple est entrain de périr sans que je saches pourquoi. Manque de communication certes vu que quand je rentre à la maison, mon mari travaille encore et vis versa et les rares fois où on se voit, on part dans des disputes futiles dont j’ignore la raison, comme celle de ce matin par exemple et encore, cela dure depuis 2ans.

Je regarde la ville qui s’offre à moi via la vitre de ma fenêtre. Je bouge dans mon siège nerveusement tout en regardant ma montre qui m’indique 8h. Je souffle bruyamment et demande au chauffeur si on est encore loin de l’hôpital. Il me dit un léger non de la tète sans se tourner et continue sa course entre l’agitation d’autres voitures. Je commence à m’impatienter, je passe ma main dans mes cheveux et souffle pour la énième fois. La voiture commence à ralentir lors qu’on entre dans le parking de l’hôpital. Je sors du taxi rapidement, je lui donne un billet et lui demande de garder la monnaie. Ma manette dans une main, mon manteau dans l’autre, je pénètre dans le grand bâtiment. Je regarde autour de moi, il y a plusieurs personnes qui attendent dans la grande salle blanche, trop blanche, trop propre, d’autres demandent des renseignements à la réception. Je me dirige presque en courant vers l’ascenseur et l’attrape de justesse. Je regarde toujours ma montre en  se dirigeant vers mon bureau. Une fois à l’intérieur, je me débarrasse de ma veste et mets mon tablier blanc lors qu’on tapa à la porte.

-         Bonjour docteur Hankin

-         Oui bonjour Taki. y’a quelque chose ?

-         Oui, le patient de la chambre 225, a eu un malaise hier. Il vous réclame.

Je soupir et lui demande son dossier tout en quittant mon bureau et se dirige à la chambre du patient. Taki, l’infirmière, me suit.

-         Bonjour Mr Tokomashi. Alors comment vous sentez vous aujourd’hui ?

-         Je me sens mal docteur, j’ai mal au dos et j’ai des vertiges. Qu’est ce que j’ai docteur ?

-         Oh mais c’est normal Mr, vous avez subi une opération délicate il y a deux jours, vous aurez besoin de temps pour vous rétablir. Dis je tout en l’examinant. Tout va bien Mr, ne vous inquiétez pas.

Je souris à Mr Tokomashi pour le rassurer et il me rendit mon sourire.

Je quitte rapidement la chambre du patient tout en donnant des instructions à Taki si jamais il aura des malaises ou quelque chose dans le genre. Rapidement je rencontre le directeur de l’établissement, il vint me taper sur le dos, je retourne et vois son sourire chaleureux.

-         Oh bonjour Dr Hayame.

-         Bonjour Dr. Vous avez une seconde à m’accorder ?

-         Euh oui. Je commence ma visite dans une demi heure.

-         Très bien, suivez moi.

Je pénètre dans le grand bureau de Dr Hayame, il me demande de m’asseoir dans le grand fauteuil et m’imita. Il me regarda un instant. J’en fis pareil, un peu intrigué par ce qu’il va me dire. Il se lança enfin.

-         Dr vous travaillez dans mon hôpital depuis un an maintenant. Je dois vous dire qu’au début l’idée d’intégrer une étrangère, ne m’a pas vraiment plus mais quand j’ai vu votre dossier je me suis dis que c’était impératif de vous donner une chance et je ne suis point déçu.

-         Je vous remercie Dr mais je ne fais que mon travail.

-         Non c’est moi qui vous remercie. Vous êtes travailleuse, et cela depuis votre arrivée donc je m’autorise aujourd’hui à vous demander un service. Dit Dr Hayame un peu mal à l’aise.

-         Et bien je serais contente de vous rendre service si j’en suis capable.

-         Oui enfin voila … mon fils, le cadet, Ryu est m …malade et je voudrais bien que vous vous en occupiez.

-          Oui bien sur. Qu’est ce qu’il a exactement ?

Dr Hayame, se lève alors, se dirige vers son bureau et revient vers moi avec un dossier entre les mains. Il me le tendit en tremblant. Je le regarde un instant et puis ouvrit le dossier pour voir les informations concernant le cas de son fils. Je parcours les lignes où ces cordonnées ainsi que d’autres informations sont cités et puis j’arrive à sa maladie et là je me bloque sur ce petit mot. C’est certes un petit mot mais quel mot … un mot infecte que je voulais ne jamais le voir défiler sous mes yeux. Je lèves mes yeux et regarde cet homme devant moi qui tortille les mains, son visage est tout simplement triste.

-         Je suis vraiment désolée Dr, je ne savais pas.

-         … vous … vous êtes d’accord pour le prendre sous vos soins ?

Je reste un moment sidéré, en relisant encore et encore son dossier.

-         Dr, pourrais-je savoir pourquoi vous me confiez votre fils à moi ? cela m’honore sûrement mais je suis nouvelle dans votre établissement et il y a d’autres docteurs encore plus qualifiés que moi.

-         Vous êtes entrain de douter de vos capacités ?

-         Non absolument pas c’est juste que…

-         Oui ?

Je baisse la tète et me tait. Que dire ? Je refuse de prendre encharge le cas de son fils parce qu’il a une maladie incurable crainte de tous ?

-         Ecoutez Dr Hankin, si je vous demande de le prendre en charge c’est que j’ai réellement confiance en vous et puis … vous et mon fils vous vous ressemblez.

Je le regarde alors, avec un air interrogateur. Il me regarde à son tour et sourit tristement.

-         Vous êtes tous les deux gentils et vous aimez aider les autres et j’ai vu comment vous vous conduisez avec vos patients. Ryu a besoin d’un docteur comme vous.

Je baisse ma tète encore une fois en me focalisant sur le dossier qui repose sur mes genoux. Dr Hayame se lève alors.

-         Je comprends que vous refusiez, ce n’est pas gra …

-         Non j’accepte et je ferais mon possible pour lui.

-         Merci beaucoup docteur. Me répondit le vieil homme en venant me serrer la main. Je quitte aussitôt son bureau pour me diriger au mien le dossier dans les mains déterminé à aider ce jeune homme … enfin si je le peux.  

 

Je pénètre dans le dernier étage, peu de personnes s’y trouvent et cela me change des brouhahas des autres étages. Une infirmière portant un bandeau sur la bouche me regarde  me questionnant des yeux. Je lui souris et me dirige vers la chambre de mon patient, la chambre 450, la dernière chambre d’un long couloir. Je respire profondément et j’entre. Je le vois allongé sur son lit en regardant la fenêtre fermée. Il se retourne et me sourit.

 

-         Bonjour, je suis docteur Hankin, vous êtes Ryu c’est bien cela ?

-         Oui, c’est bien cela, enchanté docteur.

Je ne dis rien et vint fouiller dans le dossier accroché à son lit. Je parcours les lignes lors que je sentis une paire de yeux noirs me dévisagé. Je monte lentement mes yeux vers les siens, curieux et je vois un petit sourire sur ces lèvres pâles.

 

-         Docteur, pouvez vous ouvrir les rideaux s’il vous plaie ? je n’aime pas rester dans l’obscurité.

Je lui souris et tira sur les rideaux. La lumière se propagea rapidement dans la chambre. Je me retourne et le vois, les yeux fermés, un sourire sur les lèvres savourant les caresses du soleil sur son visage, un visage beau très beau fin et légèrement rond, mais tellement fatigué et pale.

-         Merci. Me dit-il sans ouvrir les yeux.

Je baisse les miens et inspecta encore une fois son dossier comme si j’allais trouver un changement quelconque la dedans, mais la vérité c’est que je me sens mal à l’aise et je ne sais pas trop quoi faire ah oui ! L’examiner. Je m’approche de lui, fit sortir mon stéthoscope et lui demanda de faire monter sa blouse. Il ouvre enfin ces yeux cernés me sourit et s’exécute. Je l’examine pendant un petit moment et lui n’arrêtes pas de me dévisager toujours son sourire sur les lèvres. Une fois mon examen finit, je lui demande de se couvrir et commence à inscrire les résultats sur son dossier. Je lui fait un petit sourire et m’apprête à quitter sa chambre lors qu’il m’arrête en me tenant par la main. Je lève mes yeux vers lui et revois son sourire et une paire de yeux d’une couleur très noire me regarder.

 

-         Vous êtes très belle Dr.

-         M … merci. Dis-je en me détachant gentiment de sa main mais il la serre contre la sienne et m’oblige à le regarder ce que je fis.

-         Mais vous êtes triste aussi … on dit que nos yeux sont les miroirs de nos âmes et dans les votre il y a une lueur triste. souriez la vie est belle.

Je ne réponds rien, me contente de baisser les yeux et les remonter rapidement. Je lui souris faiblement

-         Euh, l’infirmière viendra vous faire quelques tests, j’en aurais besoin. Bonne journée. Sur ce je quitte rapidement la chambre, demande à une infirmière de lui faire les tests et quitte le dernier étage en courant presque.

Une fois arrivée dans mon bureau, je m’assois sur un fauteuil mets ma tète sur le dossier après avoir défit mon chignon. Je respire rapidement et je soupir. Je ne sais pas ce que je vais faire avec ce patient. J’ai peur pour une raison que j’ignore, en plus il m’intrigue réellement. Je passe des journées entières avec des personnes qui me connaissent depuis plus qu’un an et ils ne sont pas arrivés à voir ce que ce jeune homme a pu voir dans moins d’un quart d’heure. Je commence à stresser et me remémore son sourire rassurant. Il semble heureux malgré sa maladie …

Je me lève après avoir repris mes esprits, quitte mon bureau et pars faire mon job : sauver des vies.

Je rentre à l’appartement, fatiguée, exténué mais pas triste même si j’ai perdu deux patients. Au fait à force de voir des gens mourir sous mes yeux, je commence à m’y habituer, non je ne suis pas insensible mais mon travail m’oblige à l’être et en cas contraire, c’est la dépression garantie. Je dépose mon manteau sur le porte manteau, enlève mes chaussures et me dirige vers le salon où je trouve mon mari étalé sur le canapé, une assiettes vide sur la table basse regardant la télé. Je lui dit un petit salut et m’assoie près de lui.

-         Dure journée ?

-         Bof, comme d’habitude, je soigne des gens et d’autres meurent sur ma table d’opération.

-         Je suis désolé.

Je ne réponds rien et m’engouffre dans mon siège et regarde mon mari qui m’imita un petit sourire les lèvres.

-         Je suis désolé pour ce matin.

-         C’est oublié. Mais demain tu me ramènes à l’hôpital, je veux plus prendre de taxi.

-    A vos ordres madame. Me répondit Sam en déposant un baiser sur ma bouche, je lui souris et puis m’approche un peu et pose ma tète sur son torse écoutant ces battements de cœur régulier. Sa main vint rapidement caresser mes cheveux, ça m’apaise. Je ferme les yeux et soupire.

-         J’ai un nouveau patient.

-         Mm ?

-          le fis de mon patron.

-         Oh… qu’est ce qu’il a ?

-        

Je soupire encore une fois et mets ma main sur son torse, le caressant doucement.

-         Il est atteint de Sida.

Je sens la main de Samuel se crispé dans mes cheveux mais il ne dit rien. Je finis par m’en dormir, des idées pleines, la tète, pensant que demain est un autre jour … meilleur.

 

                                                                 […]

 

 

L’ascenseur met du temps pour arriver et ça m’agace. Je finis par prendre les escaliers pour me rendre au dernier étage là où se trouve mon patient le plus souriant de tout Ryu Hayame. J’arrive essoufflé devant sa porte, je frappe sur celle-ci et entre. Il se trouve sur le lit regardant par la fenêtre, chose qu’il fait à la longueur de journée depuis un mois déjà. Je viens lui rendre visite et lui faire des tests tout les jours, et je ne sais pas mais quand j’entre dans sa chambre je me sens comme apaisé c’est bizarre. 

 

-         Bonjour Ryu vous allez bien aujourd’hui ?

-         Oui ça va mais tutoyez moi Dr après tout je n’ai que 23 ans.

Je luis souris et vint visionner son dossier. Il se retourne alors vers moi et me regarde je fis de même et je remarque rapidement qu’il est un peu mal à l’aise.

-         Dr … est ce que je peux vous demandez quelque chose ?

-         Oui bien sur.

-         Euh …

-         Toc Toc ! je suis là !

Je me retourne et voit un jeune homme très beau, le sourire montrant toutes ces dents, un petit sac dans ces mains. Il me regarde à son tour et pénètre dans la chambre.

-         Jeune homme c’est interdit de en …

Je n’ai pas pu terminer ma phrase. Le jeune homme qui vient d’entrer se dirige rapidement vers Ryu et l’embrasse fougueusement sur la bouche.

-         Tu m’as manqué mon cœur.

-         Tu n’es pas le seul Brad.

Je reste un moment sidéré. Je ne suis pas choqué de voir un couple homosexuel non loin de la, je ne suis point homophobe mais je dois dire que je suis quand même surprise de découvrir que Ruy est finalement gay et il ne me l’a pas dit, enfin ! Je ne vois pas pourquoi il me le dira! On est pas ami non plus, c’est mon patient et je suis son docteur ça s’arrête là.

-         Dr ?

-         Oh Oui Ryu ?

-         Je suis désolé de ne vous avoir pas dit plus tôt que mon copain allait venir me rendre visite.

-         Ryu, vous savez que les visites n’ont pas encore commencé.

-         C’est ton doc ? lui demanda son copain

-         Oui … euh Dr, Brad travaille toute la journée et il ne peut me voir que tard dans la soirée ou bien très tôt dans la matinée. S’il vous plais Dr laissez le avec moi.

Je le regarde alors, une lueur triste et suppliante dans ces yeux et ça me fond le cœur. Je finis par lui sourire et accepter. Son copain s’approche alors de lui et saute sur sa bouche. Ryu le pousse légèrement en lui faisant signe le rappelant ma présence.

-         Bon je vous fais mes examens quotidiens et je vous laisse tranquilles.

-         Vous êtes américaine ? me demanda son copain qui vint s’assoire près de Ryu sur le lit, sa main dans la sienne tandis que je fais les test au japonais.

-         Non je suis anglaise.

-         Ah ça me fait plaisir de retrouver des personnes qui parle ma langue. Oh je suis bête, excusez moi, je suis Brad Lintom le petit ami de Ryu.

-         Chandra Hankin, enchantée. Dis je en serrant sa main tendu.

-         Il … il va bien Dr ?

-         Oh ne vous inquiétez pas, il va bien.

-         C’est ce que je lui dis tout le temps. Mais il stresse comme pas possible, Répondit Ryu en serrant la main de son copain, ce dernier lui envoya un sourire doux.

 

Je finis rapidement mon examen, voulant les laisser seuls pendant un moment. Je note rapidement mes remarques dans le dossier et les regarde du coin de yeux. Il se sourient, Ryu posa sa main sur la joue de son compagnon et se dernier mit sa main sur la sienne. Ils semblent amoureux et heureux d’être ensemble. Je me retire doucement les laissant seuls. En descendant les escaliers je me mets à réfléchir à l’état de Ryu. Sa maladie est grave et incurable et on le sait qu’il peut disparaître le jour au lendemain mais lui, continue de sourire chaleureusement, de s’asseoir devant la fenêtre et contempler le ciel. Et son copain ? Il est éteint lui aussi ? Je voudrais tellement l’aider mais … je n’ai pas les moyens. Sur ce je pénètre dans la chambre d’un autre patient, une boule dans la gorge.

 

 

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Light ... Cover Me_ 2éme partie  (OS) posté le dimanche 07 décembre 2008 19:02

 

 

 

-         Bonjour Ruy !

-         Bonjour Dr Hankin.

 

Je m’avance en souriant au jeune asiatique qui se tient devant la fenêtre, contemplant le paysage. Ça fait maintenant 3 mois que Ruy est inséré dans l’hôpital. Je passe lui rendre visite chaque jour et sans le vouloir, on est devenu un peu proche peut être que j’avais besoin de parler avec quelqu’un, me lier d’amitié avec une personne capable de comprendre mes peurs, me tendre un oreille lors que j’ai besoin d’évacuer mes craintes et je l’ai trouvé lui, ainsi que son petit ami Brad qui est venu au Japon pour terminer ces études. Toujours en souriant, Ryu m’invita d’approcher de la fenêtre, j’acquisse.

 

-         C’est jolie n’est ce pas ?

-         Euh … si vous parlez de toutes ces voitures qui vous agasses avec ces klaxons et tous ces gens qui font une sorte de course contre la montre … je dois avouer que j’ai du mal à te comprendre.

Ruy, se met à rire puis me regarde.

-         Non, voyez un peu plus loin, au plutôt derrière tout ce bruit et ces bildings. Fermez les yeux et sentez la chaleur du soleil vous caresse le visage

Je le regarde en soulevant un sourcil, Ryu se met à rire encore une fois.

-         Allez Dr, fermez les yeux et faites ce que je vous ai dis.

-         Bah d’accord.

Je ferme les yeux en gigotant dans tout les sens. Je n’arrive pas à me concentrer. C’est alors que le jeune asiatique se met à parler d’une voix rêveuse.

-         Oubliez toutes ces voix et ces bruits accablants, concentrez vous sur la lumière qui vous enveloppe … imaginez que vous êtes ailleurs … que vous êtes invincible … libre … avec la personne que vous aimez.

Sans vraiment comprendre ce qui se passe, je me détendu petit à petit et je vois des images avec mon mari enlacés sous le soleil. Je n’entends plus ces bruits je n’entends que les rires des oiseaux et je ne sens plus que la lumière sur mon visage, me chatouiller ainsi que le vent s’incruster sous ma blouse.

-         Sous l’apparence bordélique et stridente de la ville se cache bien une beauté incommensurable qui vous enveloppe et qui vous prends sous son aille … il suffit d’oublier ce côté nuisant et regarder l’invisible.

J’ouvre alors les yeux et les pointa dans les siens.

-         Que voulez vous dire par là ?

-         Vous allez le comprendre … dites tout simplement que rien n’est perdu et que vous pouvez changer le cours de votre vie Chandra.

Je reste un petit moment, perdue, ne comprenant pas réellement le sens des dires de Ryu. Après l’avoir longuement regardé, je l’invite alors de s’allonger pour que je l’examine. Il s’exécuta toujours le sourire sur les lèvres, c’est alors qu’il me posa une question que je n’ai jamais imaginé venir.

-         Votre mari va bien ?

Je n’ai pas eu le temps de répondre lors qu’une troisième personne frappa à la porte et entré.

-           Bonjour mon cœur ! ah bonjour Dr ! vous allez bien ?

-         Oui très bien et vous Brad ?

-         Ca peut aller. Et toi mon cœur ?

-         Bien puisque tu es là.

Le dénommé Brad vint alors embrasser son amant et le serrer fort contre lui.

-         Bon ! Je vous laisse à présent. Je reviens plus tard Ryu.

Sur ce je quittait la chambre pour aller à mon bureau laissant derrière moi les rires des deux amoureux. Après avoir finit mon service, je me suis dirigé au vestiaire pour me changer et partir chez moi. Une fois arrivée à l’appart, je me dirige vers la chambre où je trouve un petit mot de Samuel m’informant de son absence pendant deux jours, une urgence disait-il. Je souffle bruyamment et décide de sortir prendre l’air et boire un verre, seule comme d’habitude. Quelques minutes plus tard, je me retrouvais dans un bar assez sympa où j’ai pris l’habitude de venir quand j’ai envie de me bourrer la gueule. Oui même les docteurs ont besoin de décompenser de temps à autre. Je m’assoie dans un tabouret devant le bas après avoir enlevé mon manteau et mon chapeau à laine. Je commande une bière.

-         Dr Hankin ?

Je me retournais vers cette personne qui connaît apparemment ma profession lors que je découvre que c’est Brad.

-         Ah Brad ! vous êtes ici vous aussi

-         Oui comme vous voyez et puis arrêtons avec ces « vous » ça me donne la nausée.

Je m’éclate littéralement de rire et hocha la tète positivement.

-         Oui tu as sûrement raison.

Il me sourit et continua de boire sa bière, je l’imitai. Un court moment passait dans un silence total animé par les rire et les conversations des ivrognes à coté de nous et la musique aux paroles japonaises que personnellement je n’arrive pas encore à comprendre.

-         Tu viens souvent ici ?

-         Oui, ça m’apaise après le brouhaha de l’hôpital.

-         Je peux imaginer !

Je lui sourit et il en fit pareil mais soudainement sou sourire se crispait pour disparaître complètement, je me mit à le regarder ne comprenant pas vraiment son changement.

-         Il … il me manque. Dit Brad dans un sourire amer.

-        

-         Je lui ai pourtant dis de ne pas aller à ce voyage, je sentais je savais qu’il allait se passer quelque chose ! mais il ne voulait pas m’écouter me disant que c’est important pour ces études.

-         Euh de quoi tu parles Brad ?

-         De la maladie de Ryu …

-         Il … vous étiez ensemble avant qu’il ne tombe malade ?

-         Oui … on est ensemble depuis 5ans. Me dit il un sourire aux lèvres. un jour il est venu me dire qu’il partait dans un voyage d’étude en Afrique noir, je ne voulais pas qu’il y aille mais il a insisté et voila le résultat.

-        

-         Mais tu sais, je ne veux en aucun cas m’éloigner de lui, je l’aime trop pour faire ça, qu’il soit malade ou autre, pour moi il reste celui que j’ai rencontré il y a 5ans, celui que j’aime plus que tout et celui que j’aimerai pour le restant de ma vie.

Je ne savais plus quoi répondre aux dires de Brad. A ces visites à l’hôpital il me semblait joyeux et heureux mais là … je peux percer sa tristesse, je peux la sentir parce que je vis la même chose que lui sauf que mon mari est là et il est toujours en vie et en bonne santé. Sans que je m’en rende compte, Brad mit sa main sur la mienne pour m’inciter à le regarder.

-         Chandra dis moi la vérité. Il ne va pas aussi bien n’est ce pas ?

-         …. Je suis désolée Brad.

Le jeune châtain baissa la tète, comprenant que l’état de son amant s’aggrave de jour en jour. Je lui serre la main comme pour lui donner du courage, comprenant sa douleur et sa peine. Il releva alors sa tète et me regarda avec ces yeux bleue embrumé de larmes.

-         Je m’attends à ça … je voudrais tellement avoir la force de Ryu. Il a cette manie de sourire en sachant qu’il peut partir à n’importe quelle minute, il était toujours comme ça.

-         Oui je l’ai remarqué. Dis je en souriant faiblement.

-         Tout comme toi Chandra, tu souris donnant l’impression que tout va bien mais je sais tout comme Ryu que tu n’es pas aussi heureuse comme tu prétend l’être.

-         Ça va aller. Lui dis je pour le rassurer mais j’avais envie et besoin de me confier, besoin d’un allié. Au fait non rien ne va.

-         C’est ton mari n’est ce pas ?

-         Oui … depuis qu’on est là, je ne sais pas mais rien ne va, on se bagarre pour la moindre petite futilité et il s’éloigne de moi sans que je sache exactement ce que je dois faire.

-         Il suffit d’en parler Chandra … tu l’aime et lui aussi j’en suis persuadé, il suffit d’en parler, de voir ce qui a déclanché tout cela … tant qu’il est encore temps.

-         Oui il faut que je le voie avant. Dis je en rigolant nerveusement. Excuses moi Brad je ne voulais pas te déranger avec mes problèmes t’en a assez comme ça.

-         Oh absolument pas, on se sers les coudes, me disait –il sur un ton ironique ce qui me fit rire, puis il s’est mit à me regarder et dit, la seule chose que je peux te dire c’est de l’approcher et de ne pas le perdre si tu l’aimes vraiment parce que tu ne sais pas ce que l’avenir peut nous réserver, faut profiter de l’instant présent.

Je lui souris et on continu à parler pendant une bonne partie de la nuit. Etrangement je me suis sentie réellement bien d’avoir pu parler de ça avec une personne et puis Brad vit presque la même chose que moi. Après avoir payé l’addition, moi et Brad quittèrent le bar pour nos appartements respectifs. Et pour la première fois depuis longtemps j’ai bien dormis en faisant des rêves. 

 

                                                            […..]

 

 

-Chandra … ma chérie réveille toi.

- Mm … dodo

-Euh oui mais il est 9h

- QUOI ???

J’ai sursauté pour se mettre debout rapidement. Samuel se tenait devant moi un sourire sur les lèvres.

-         Mais putain Sam pourquoi tu ne m’as pas réveillé plus tôt

-         Oh tu sais je viens d’arriver

-         Merde je vais être en retard. Dis je en enfilant un jean et un t-shirt que je viens d’attraper à l’aveuglette de mon armoire.

-         Euh tu ne vas pas prendre une douche ?

-         Tu ne vois pas que j’ai plus le temps là ?!

-         Ok … mais tu as bu. Dit –il en me regardant avec un air blasé et bizarre. Je me mets à le regarder alors en soulevant un sourcil, les mains sur les hanches.

-         Et c’est quoi ton problème si je pue l’alcool ?

-         Je n’ai pas dis que tu puais l’alcool c’est juste que

-         Désolée mais je n’ai même pas le temps de discuter avec toi là. Dis je en me dirigeant vers la salle de bain pour me brosser les dents.

-         Oui comme toujours. Dit il tout bas mais il a sûrement due oublier que j’ai des super oreilles qui captent tout.

-         Quoi comme toujours ? tu me blâmes de ne pas te consacrer du temps maintenant ?!

-         Bon arrêtons tu veux ! t’es toujours sur la défensive ce n’est pas

-         Moi sur la défensive ? c’est la meilleure, ça ! j’ai osé le ton sans me rendre compte.

-         Bon tu sais quoi je m’en vais à mon putain de boulot. Dit il en se dirigeant vers la porte d’entrée.

-         Mais tu viens d’arriver !

-         Je n’ai plus envie de rester ici !

-         Oh mais tu peux rester le temps que tu voudras, je m’en vais de toute façon !

Sur ce je claquais la porte d’entrée mais je me rendis rapidement compte que j’ai oublié ma manette alors je retourne sur mes pas. Je pénètre rapidement à l’intérieur de l’appart en trouvant Sam dans la même position que celle dans laquelle je l’ai laissé quelques secondes plus tôt, accoudé sur l’embrassure de la porte du salon.

-         Ha tu es revenu demander pardon ! dit il un sourire vainqueur sur les lèvres. je le foudroie du regard, prends ma manette ainsi que mon manteau et ma brosse à dent puis le regarde avec un air gravement méchant, en ouvrant la porte je me retourne et lui cris

-         Non je suis revenue prendre mon étuis de travail et aussi pour te dire d’aller te faire foutre.  

Sur ce je descendis les escaliers en pestant contre mon salopard de mari. Arrivée en bas de l’immeuble, je stoppe rapidement un taxi et me dirige vers l’hôpital.

 

                                                                           [….]

 

-         Bonjour.

-         Chandra ! Bonjour. Tu vas bien ?

-         Oui.

Je m’approche rapidement de Ryu et lui demande de s’allonger pour l’examiner, il s’exécute sans dire un mot. Je suis d’un mauvais poil ce matin que tout le monde l’a remarqué et gare à celui qui me demande la raison. Je suis énervé, révolté et surtout fatiguée, oui fatiguée de faire semblant. Ma situation ne fait qu’aggraver et je ne peux rien y faire. Sans vraiment me rendre compte, mes yeux se remplirent de substances salées et ces larmes quittèrent le coin de mes yeux et s’écrasèrent sur mes joues. D’un geste brusque de la main, j’essuie ces larmes avec le revers de ma pelouse. Je m’apprêtais à me lever encore plus énervé quand Ryu attrape ma main et me fit asseoir, sans vraiment comprendre le comment ni le pourquoi, je mets ma tète sur son épaule et je laisse court à mes pleurs, mes épaules se soulèvent nerveusement chaviré par mes sanglots. Ryu, se met à me caresser le dos tendrement, me chuchotant des « chut » qui ne font qu’accentuer ma crise. Petit à petit je commençais à me calmer, ma tète quitte alors l’épaule de mon patient en murmurant un petit désolée gêné. Je voulais me lever mais l’asiatique ne l’entendait pas de cette oreille. Il mit sa main sur la mienne la serrant fort m’incitant à le regarder. Je lève alors mes yeux vert couleur émeraude embrumé et rouge les pointant sur la paire noir et bridé qui me regarde, rassurant. Cette lueur tranquillisante a eu le pouvoir de me calmer et même de dessiner un petit sourire intimidé et triste sur mon visage ovale et pale.

 

-         Tu t’es calmé maintenant ? me demanda t-il avec son sourire charmant.

Je fit un petit geste avec la tète en signe de oui en baissant les yeux terriblement mal à l’aise qu’il m’est vu dans cet état misérable.

-         Chandra regarde moi et dis moi ce que tu regardes.

Je lève alors les yeux pour fixer Ryu, sa question me perturbe un peu, que voulait-il dire par là ? Il se met à sourire devant mon air perdu face à sa question. Il tourna sa tète sur le coté et se met à fixer la fenêtre ouverte d’où une légère brise matinale pénétrait.

-         Tu te dis sûrement que je ne suis pas conscient de ma maladie, que je peux quitter ce monde au moment où je m’attends le moins, que je souris tout le temps alors que je dois être déprimé et pleurer sur mon sort, n’est ce pas ?

-        

-         Tu sais ce que je pense de tout ça Chandra ? continua t-il toujours le regard rivé sur la fenêtre ouverte. Je pense que la vie est courte, on n’a pas le temps de déprimer ou de réfléchir à ces mauvais cotés, faut plutôt les dépasser et voir au-delà des choses. Je peux bien sur rester cloîtré et refermer sur moi-même refusant tout contact avec autrui mais dis moi, qu’est ce que ça m’apportera? je ne ferais que du mal à ceux qui comptent le plus pour moi alors que je peux les rendre heureux le temps que je suis toujours en vie, et encore capable de le faire. Il finit par quitter son champ de contemplation et me fixer en me souriant. Tu sais Chandra, ma maladie m’a permis de voir la vie autrement. Je fais en sorte de faire face à ces problèmes qui se posent et de tirer leurs bons cotés. Même si je suis éteins de cette maladie, je suis toujours là et je continue à sourire parce que je suis conscient de tout ce qui se passe dans ma vie mais aussi parce que je suis entouré de ma famille et de celui que j’aime le plus dans ce monde… Tu te demande sûrement pourquoi je te dis tout ça n’est ce pas ?

Je fit un oui avec la tète, qui fait sourire Ryu.

-         Tu as des problèmes avec ton mari j’en suis persuadé. Tu as préféré les résoudre en utilisant le mauvais choix, celui d’attaquer alors que tu peux faire autrement. Feindre l’euphorie et faire bonne impression devant les autres ne résous en rien tes problèmes. Fais face et affrontes les Chandra en restant calme et tranquille. Tu es belle, intelligente, jeune et en bonne santé pour quoi perdre ton joli sourire pour des futilités ? Fais face Chandra en gardant le sourire, donne toi les moyens pour être heureuse.

-         Tu … tu me demande de …

-         Oui, je te demande de faire le bon choix, celui que tu choisis et non pas celui qu’on choisit pour toi.

Je me lève alors en affichant un sourire chaleureux et m’apprête à sortir. Je me stoppe un petit instant devant la porte d’entrée et me retourne vers Ryu qui me regarde son sourire habituel sur les lèvres. Je m’approche de lui et vint lui poser un baiser sur son front lui murmurant un merci pour disparaître rapidement dans le couloir laissant le jeune asiatique regagner sa contemplation de la fenêtre ouverte. Il finit par fermer les yeux un sourire affiché sur ces lèvres se laissant pénétré par la lumière engendré par la belle boule de feu qui nous réchauffent. Une paire de lèvres chaude vint s’écraser contre la sienne. Il ouvre les yeux et découvre son petit ami qui le regarde amoureusement. 

-         Brad qu’est ce que tu fais là ?

-         Chandra, m’a permis de rester avec toi… il approcha ses lèvres de son oreille pour terminer sa phrase en la susurrant, toute la journée sans que quelqu’un nous dérange.

-         Mm je vois … répondit Ryu en fixant le regard désireux que son compagnon lui envoya. Le jeune châtain se met à lécher ses propres lèvres sensuellement. Ryu se jeta littéralement sur sa bouche déjà humide et se met à la dévorer de baiser friands en mettant une main derrière la nuque de son partenaire et l’autre la plaça sur son entrejambe qui commence à se réveiller grâce à ces caresses brûlantes. Brad se met à califourchon sur son partenaire ne quittant point sa bouche. Il se redressa après des pelles de plus en plus ardentes pour enlever son t-shirt sensuellement sous le regard avide de l’asiatique qui à son tour lui déboutonna le jean ne quittant point la paire de yeux bleues, le regard aguicheur. Brad se dresse légèrement pour baisser son jean et vint poser ses lèvres sur celles de son amant, l’embrassant avidement, tantôt léchant ces lèvres tantôt les mordillant. Il se serra contre le corps de son amant, collant leurs intimités l’excitant davantage. Des petits gémissements s’échappèrent de leurs gorges affolant l’autre. après des caresses poussées, des baisers torrides, Brad met sa main sur le sexe de son partenaire et se met à le masturber en regardant son amour en prendre du plaisir, le membre prenait de plus en plus de volume sous ces gestes puis il lâcha le membre bien gonflé et prit la main de son partenaire présentant deux doigts pour les mettre dans sa bouche, les léchant, mimant une pénétration, les jugeant bien humide, il les présentait à sa propre orifice, dans des vas et viens pour détendre l’entrée. Le châtain encercla la tète de son amant par ces deux mains en baissant la tète et se cambrant sous le plaisir qu’il prenait. L’asiatique activait ces doigts de plus en plus fort le regard désireux voulant être dans celui qu’il aime plus que tout. Brad gémissait prenant de plaisir. Ryu retira ses doigts le jugeant bien prêt. Brad fit sortir un préservatif de son jean et le mit sur le sexe de son partenaire bien dressé. Il regarda son asiatique en mordant le coin de sa bouche, l’impatience se lisait sur son visage. Il s’empala doucement sur le sexe considérable de l’asiatique en poussant un léger cri de douleur. Ryu s’approcha de ses lèvres l’embrassant en continuant de s’incruster complètement dans la cavité bien chaude et humide de son compagnon. Le jeune châtain s’activait dans des allé retour sur le sexe en lui, en plaçant ces deux mains sur chaque coté de la tète de son partenaire en renversant sa tète en arrière en gémissant de plus en plus fort. L’asiatique profita pour lui embrasser le cou, le torse en enroulant sa langue sur les tétons roses, sa main masturbait son amant qui continuait ses allé retours. Ryu entoura ces hanches par ses deux mains le pénétrant au plus profond. Les mains de Brad quitta le mur et entoura à son tour la nuque de son partenaire en fermant les yeux, la bouche entrouverte savourant la présence de celui qu’il aime en lui, soudainement les mots de Chandra lui reviennent en tète, des larmes lui remontèrent dans les yeux et une chaleur gigantesque le poussa à s’activait encore plus sur le sexe de son amant. se sentant venir, il l’embrassa d’une façon possessive le serrant contre lui avec tout l’amour qu’il lui portait. Dans un dernier cri, les deux amants se libérèrent à l’unisson. Ils restèrent ainsi enlacés Brad serrant son amant dans ses bras et, Ryu avait le visage collé au cou en sueur de son partenaire, en sentant quelque chose de chaud s’écrasait sur sa chevelure, il leva sa tète et regarda Brad qui était en pleure.

-         Non Brad ne pleure pas …

-         C’est … très dur !!

Ne pouvant plus de voir celui qu’il aime pleurer à cause de lui, il l’enlaça doucement et l’embrassa essayant de lui montrer son amour dans ce geste peut être commun mais tellement possessif. Il se met ensuite à lui embrasser le reste de son visage, les yeux, le front le nez, ces joues en lui murmurant des je t’aime suivit par des je suis désolé puis se met à serrer le corps si frêle de son amant contre lui, lui touchant ces cheveux mis long, défait par leur ébat, en fermant les yeux d’où une petite larme s’échappait pour la première fois depuis 2ans, depuis le jour où il a su qu’il était condamné à être séparer de celui qu'il aime..

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Light ... Cover Me_ 3éme partie  (OS) posté le mardi 12 mai 2009 17:30

 

Samuel me serrait fort dans ses bras pour me calmer mais rien y faire j’étais beaucoup trop triste pour réagir ou calmer mes pleurs qui ne font que s’accentuer de plus en plus puis l’image de Ryu qui fait un arrêt cardiaque vint se faufiler dans mes pensées. Je relevais mon visage incendié de pleurs pour regarder mon mari une sorte de détermination me tressailli. Il fallait que je fasse quelque chose, il fallait que j’aide Ryu il fallait que je l’aide et tout de suite. Je me redresse alors et court vers le grand bâtiment pour monter rapidement les escaliers et arriver jusqu’à sa chambre. Un médecin essayait de le réanimer, sans trop réfléchir je le pousse et prends la machine à réanimation d’entre ses mains.

 

-Chargé à 250 V et vite !!

 

J’avais l’impression que le temps s’est arrêté et que j’étais toute seule dans cette chambre accompagnée de cette machine de son qui réveillait en moi une envie endormie, une envie incommensurable de sauver Ryu qui avait toujours ce sourire franc sur les lèvres, les yeux mis clos et la peau pâle terriblement pâle comme si on a arraché toute âme en lui. Je me mets à sourire moi aussi en murmurant des «  allé Ryu réveilles toi, pas maintenant, pas maintenant. »  Et je ne cessais de m’activer voulant à tout prix le réanimer chose qui s’est réalisé deux minutes plus tard quand les « Bip, bip, bip » réguliers dans la machine arrivèrent jusqu’à mes tympans et que Ryu a ouvert lentement les yeux. Je me suis laissé tombé sur le sol comme vidée mais heureuse. Un miracle ou tout simplement le destin ? Je l’ignore mais une chose est sûre, quelque chose s’est réveillée en moi à cet instant. Un sentiment de bien être, de courage d’affronter mes peurs et ne pas leur tourner le dos faisant comme s’ils n’existaient point et tout cela grâce à Ryu qui me regardait depuis quelques instants, les yeux mis clos, le visage pâle mais bien vivant… 

 

4 Ans plus tard

 

Une ombre se tenait devant une grande fenêtre, les yeux rivés sur le paysage matinale d’une ville qui venait de se réveiller, des klaxons de voitures, ainsi qu’un brouhaha de passagers se firent entendre mais cette personne ne bougea pas, gardant ce sourire sur les lèvres avant de fermer les yeux et savourer pendant un moment ce « bruit ». Toute personne normale trouvera ce geste réellement suspect mais pas cette personne qui n’est autre que moi Chandra, le chirurgien qui a pu réanimer un certain jeune homme atteint d’une maladie grave et incurable, ce jeune garçon qui m’a donné le courage d’affronter et non fuir, qui m’a donné la possibilité de pratiquer cette leçon dont il m’a mit dans le cerveau. Deux bras autour de ma taille qui se posent sur mon ventre légèrement arrondi m’arrachèrent de mes pensées. Je souris alors qu’un menton se posa sur mon épaule et un souffle chaud s’écrasa sur la baie vitrée laissant au passage une petite burne dessus.

 

-          Je suis content qu’on se soit retrouvé.

 

En guise de réponse, j’hochait la tète en signe d’affirmation. Oui je suis contente de retrouver mon pays, mon mari.

Après l’accident avec Ryu, j’ai préféré rentrer à mon pays, j’avais mal loin de ma famille, loin de la terre de mes ancêtres et c’est avéré que tout le manque de communication qui s’est installé entre moi et Samuel était causé par ce dépaysement. Lui aussi avait mal, lui aussi voulait rentrer mais avait peur de ma réaction. Vous allez me dire que je suis retourné à la case départ ? Et bien non, tout ne fait que commencer. Je n’ai pas retrouvé mon ancienne vie, mon ancien moi, j’ai évolué et je suis heureuse d’en être arrivé à faire face à mes démons et dire ce que je pense haut et fort sans avoir peur, ni avoir la trouille du doute.

Un petit claquement sur la porte, me fit sortir de mes songes. Samuel se détacha de mes bras en déposant un petit bisou sur ma joue pour aller ouvrir. Je reste un petit moment devant la baie vitrée incapable de m’en décommander pensant à une personne bien particulière, une personne qui a bien changé ma vie. Quelques chose tire sur mes vêtement, je baisse les yeux et regarde une petite main qui appartient à une toute petite tète brune, des yeux bridés et amusé me regardent en faisant une petite moue adorable. Je lâche un petit rire et me penche pour prendre la petite boule dans mes bras alors qu’une main vint tapoter sur mon épaule.

 

-          Tu en as mis du retard Brad. Dis je sans aucune rancune dans la voix en bercent lentement la petite.

-          Je sais Chand mais Chandra Junior m’a fait des caprices, elle ne voulait pas prendre son petit déjeuner.

Je me retourne alors pour regarder la petite qui faisait toujours cette petite moue boudeuse.

-          Ah et moi qui a préparé une tarte au fraise spécialement pour toi.

-          Je feux je feuuuux.

Je me mets à rire doucement avant de déposer un petit bisou sur son nez.

-          Allons manger cette tarte.

-          VIIIIIIIII

 

Son air enthousiaste  et ses mains qui gigotent dans tout les sens nous fassent rire. Je la pose sur le sol et demande à Samuel de faire sortir la tarte du four et de nous couper quatre morceaux. Je tire Brad par la main et va s’asseoir sur le canapé.

 

-          Alors ça va toi ?

-          Oui et le petit ange ? Me demanda Brad en déposant un coussin sur ses genoux et appuyer ses coudes dessus.

-          Parfait …

Je garde le silence un petit moment regardant la petite manger sa part de tarte que Samuel venait d’apporter. Ce dernier s’est assis à ses cotés et mangeait la sienne en rigolant avec la petite boule qui avait la bouche toute salie. Brad tourna la tète lui aussi regardant le petit tableau un sourire sur les lèvres.

 

-          Je voulais qu’il soit là.

-          Je sais … moi aussi ...

 

Je le prends dans mes bras et embrasse son front en soupirant.

 

Que puis je dire ? Je sais qu’il va s’en sortir, je sais qu’il a besoin de temps pour laisser le passé derrière lui, de voir sa vie et celle de sa fille tout comme je l’ai fais avec Samuel. Je sais aussi que le temps ne guéri rien, que seule la volonté de la personne est capable de fournir des miracles et Brad le sait … Il le sait plus que moi.

Il se tourne alors vers moi, un sourire sur ses lèvres.

 

-          Je veux voir Ryu.

J’acquise en lui rendant son sourire et me relève, ma main dans la sienne, laissant Chandra Junior avec Samuel qui se débattaient tout les deux avec leurs morceaux de tarte.

Je traverse un petit couloir et arrive devant une porte que j’ouvre laissant place à une pièce peu éclairée. Je m’avance avec Brad vers un petit lit. Le visage de Brad s’illumine rapidement en faisant une moue toute mignonne prenant une petite main dans la sienne.

 

-          Hey … tu as drôlement grandi depuis la dernière fois toi …

 

Je souris alors en prenant un petit être dans mes bras qui se met aussitôt à gigoter en poussant des petits sons adorables et le passe délicatement à Brad. Ce dernier le prends dans ses bras et pose sa tète sur sa petite tète toujours en affichant ce sourire qui ne fit qu’illuminait son visage magnifique. Je me mets à les regarder tous les deux, Brad et mon fils Ryu Hankin.

 

Je pense que c’est le moment de vous éclaircir la situation, de vous dire ce qui s’est passé un an auparavant. J’étais assise dans mon bureau dans l’ancien hôpital où j’ai demandé mon transfert dans ma ville natale. Un bon café au lait était déposé sur le vaste bureau, ainsi que plusieurs dossiers que je me mit aussitôt à les examiner avec un air plus au moins intéresser lors qu’on tapa à la porte. C’était ma secrétaire.

 

-          Dr Hankin, je ne veux pas vous déranger mais il y a un Mr qui veux vous voir.

-          Comment s’appelle t-il ?

-          Il n’a rien dit …

-          Bon laissez le entrer.

Je n’étais pas très enthousiaste et à vrai dire je ne supportais point ce genre de visite surtout quand on me dit pas le nom du visiteur mais j’étais d’une bonne humeur et je me suis promis, personne ni rien du tout pourra la changer. Je plonge le nez encore une fois dans le dossier en soupirant tout en griffonnant le bout de mon stylo quand j’entends quelqu’un raclait sa gorge. Je soupire une autre fois avant de déposer le dossier sur le bureau sans regarder l’inviter. Je baisse la tète pour refaire mon chignon.

 

-          Que puis je faire pour … Je lève enfin la tète pour voir le visiteur. Aucun son n’a pu traverser le barrage de mes lèvres qui restaient entrouvertes alors qu’un regard noir et rieur me regardait, les cheveux ébouriffés, la mine radieuse et le même sourire aux lèvres, un sourire qui m’a charmé, un sourire que je garde toujours dans ma mémoire.

-          Chandra ....

 

       Je me relève aussitôt pour aller le prendre dans mes bras ou plutôt me jeter dans ses bras. Il m’a manqué … Il m’a terriblement manqué. Je le serre contre moi et dépose un petit bisou sur sa joue. Il n’a pas changé. Cet être que je n’ai pas vu depuis un an et à qui je n’ai pas arrêté de penser. Ryu …

On est resté l’un contre l’autre, silencieux, il s’est contenté de passer une main dans mon dos et me câlinait. Incapable de me retenir, des larmes se mirent à couler sur mes joues que Ryu essuyait gardant ce sourire qui anime ses lèvres où un petit piercing trônait.

 

-          …. Tu m’as manqué Chandy

-          Comment tu vas Riri ? Je ne m’attendais pas à ta visite !

 

IL s’est mit à rire et prit ma main pour aller s’asseoir, sur le grand canapé juste à la droite de la porte de mon bureau.

 

-          Je suis venu avec Brad pour voir sa famille et je voulais profiter pour venir te voir …. Celle qui m’a sauvé de ….

 

Je ne l’ai pas laissé continuer sa phrase en posant deux doigts sur sa bouche en hochant la tète en signe de négation, et ancrant mes yeux dans les siens.

 

-          Non je n’ai rien fais, c’est toi qui a fait tout le travail.

-          …. Tu as changé Chandy, Me répondit Ryu en serrant ma main dans la sienne, puis il posa son regard rieur sur mon ventre arrondit et se mit à le caresser des bous des doigts.

-          J’aurai voulu être présent pour le voir grandir tout comme ma fille mais ce n’est pas possible, il leva à présent ses yeux sur moi, c’est un bonus et j’en profite pour être avec Brad et Chandra Junior.

 

Je me mis à ciller rapidement en fronçant un peu les sourcils lui montrant que je ne comprenais pas ce qu’il disait. Ryu hocha la tète lentement et ricana.

 

-          Tu vas bientôt comprendre mais Chandy promets moi une chose …. Prends soin de mon Brad et ma fille, ils auront besoin de toi. Il se tut.

 

       J’ai sentis ses doigts se crispaient sur mon ventre alors qu’il se mordille les lèvres.

 

-          Je veux aussi que vous continuiez à vivre …. S’il vous plait.

-          Ryu je n’aime pas ce que tu es entrain de dire. Dis je toujours les sourcils froncés.

-          Chandy personne n’est éternel, nous savons tout les deux qu’un jour ou l’autre je partirai et quand ce jour là arrive, je veux que restiez fort et surtout continuer à sourire.

 

Je lève mes yeux sur lui, des petites larmes commençaient  à jaillir comprenant enfin le sens de ses dires. Ryu me souriait toujours et retourna essuyer mes larmes.

 

-          Souris ma chérie, la vie est belle.

 

Il se redressa et vint déposer ses lèvres sur mon front, et resta ainsi pendant des longues secondes. J’ai passé mes bras autour de sa taille en fermant les yeux.

 

Quatre mois plus tard, on a enterré Ryu dans son pays natal. Et étrangement je n’ai versé aucune larme, au contraire, je souriais parce que je savais que même si son corps ne fait plus partie de ce monde, son âme continue de vivre en nous, nous donnant la possibilité de sourire et de continuer de vivre en se disant que le meilleur reste à venir. Ce jeune homme a changé ma vie et continue à le faire.

 

Je lève les yeux vers Brad qui a gardé mon fils dans ses bras et vint me blottir contre lui.

-          Des gens partent et des gens naissent, des vies quittent ce monde et d’autres y pénètrent .... Et nous on suit le mouvement gardant dans nos mémoires l’image de ceux qu’on a chérie et aimée qui restent à jamais vivant en nous. Ne l’oublie pas.

 

Pour toute réponse, Brad me sourit et déposa le petit dans son lit. Main dans la main, moi et Brad quittons la chambre pour aller rejoindre mon mari et Chandra Junior laissant le petit Ryu dans son lit, le sourire aux lèvres ….

 

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